Monteverdi remis au goأ»t CRITIQUE le financement reste ... admirablement en relief les lignes du...

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    26-Sep-2020
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  • CRITIQ UE

    Monteverdi remis au goût des temps modernes Chants, instruments, danses, lumière pour le «Combattimento». Le message passe, mais l'esthétique tend parfois un peu au kitsch.

    En

    entrant dans l'église du col- lège Saint-Michel, jeudi soit de l'Ascension, l'auditeur est étonné. Une énorme estrade noire de trois mètres de hau-

    teur s'érige dans le chœur. A son pied , le spectacle est plus aimable: un clave- cin, un violone appuyé, en beau bois orangé, égaient l'œil (Varèse ne subis- sait-il pas la même fascination pour les instruments anciens?). En haut de la gigantesque scène, les voûtes baroques sont dans un gris de suie. Toute la nef de l'église est plongée dans l'obscurité. Le «spectacle» commencera avec un quart d'heure de retard . Le temps d'ai- guiser la curiosité de chacun!

    Le concert «Monteverdi, du madri- gal à l'opéra» mis sur pied par MUBA- ROP débute par une judicieuse sym- phonie instrumentale: celle du Ri- torno d'Ulisse ( 1641 ). C'est un lever de rideau d'opéra que joue bien la poi- gnée d'instrumentistes spécialisés di- rigée par Yvon Repérant dans une so- norité raffinée , presque ouatée, sur la- quelle la dynamique reste cependant assez musclée. Puis le concert aborde de plain-pied le madrigal dans le style «concitato» pour trois voix d'hommes avec un extrait tiré du VIIIe Livre, «Ninfa che scalza il piede» (1638). Y brillent particulièrement Alain Clé- ment , baryton, dans les guirlandes de notes marquant l'accélération du sen- timent amoureux, également Ruben àmoretti , ténor, et René Dévaud, basse profonde, mais un peu dans une moindre mesure.

    L'entrée instrumentale du Ballo délie ingrate ( 1638) jouée dans la sono- rité très chatoyante des violons baro- ques introduit bien le «tube» de Mon- teverd i, le célèbre Lamento d'Ariane (ou Pianta de la Madonna) chanté avec beaucoup de sensibilité par Haï- da Housseini. Nulle trace de sensible- rie dans cette magnifique voix qui met admirablement en relief les lignes du chant et les inflexions du texte dans un sens aussi parfait que naturel d' une grande vérité expressive.

    VOUTES NACREES

    Jusqu 'alors plongée dans l'obscuri- té, l'église du collège s'illumine pro- gressivement sur les éclairages de Jean-Jacques Schenk pendant la mo- nodie «representativo» du Tempro la cetra ( 1619) pour ténor , et le Lamente délia Ninfa (1638) pour trois voix d'homme et soprano. C'est aussi dans ces madrigaux des VII e et VIII e Livres que la danse intervient. Vêtus des beaux costumes stylisés créés pai Claire Faller, Antonio Bûhler et Bri- gitte Meuwly de Da Motus y mimenl

    FRIBOURG. Prières du week-end

    • Centre Sainte-Ursule: sa 9 h 30- 12 h exposition du Saint-Sacrement, 10-12 h rencontre avec un prêtre (J. Civelli). Basilique Notre-Dame: sa 14 h messe en action de grâce pour l'inauguration de la première étape de la restauration; sa 17 h , di 19 h 30 adoration , chapelet et bénédiction. Notre-Dame de Bourguillon: sa 1 h 45 messe en l'honneur de la Sainte Vierge, 17 h chapelet et confessions, di 14 h 30 chapelet et bénédiction , di 15 h 30 chapelet des familles. Notre- Dame de la Maigrauge: di 16 h 45 vêpres et adoration. Monastère de Montorge: di 17 h bénédiction et vê- pres. Monastère de la Visitation: di 17 h 30 vêpres. Chapelle de la Ste- Trinité (rue de l'Hôpital 1): di 10 h liturgi e byzantine catholique. Pa- roisse orthodoxe (Pérolles 68): sa 18 h vêpres et liturgie. (E

    FRIBOURG. Refus de prise de sang • Vers 20 h 10 j eudi, à la rue de Zaehringen, un automobiliste de 3C ans avait garé sa voiture sur le trottoir. Interpellé par les agents , l'automobi- liste a refusé catégoriquement la prise de sang après un alcootest fort positif '1 a été incarcé ré à la prison centrale sur ordre du jug e d'instruction de ser- vice, m

    L'apparition des danseurs de Da ses. 09 Vincent Murith

    en des poses tantôt contorsionnées, tantôt harmonieuses (ces poses sont souvent alternées de position fœtale), la dualité entre Mars et Vénus ou les charmes de la nymphe. Subtils, les éclairages achèvent le tableau vivam que l'on voit, illuminant les arches dorées du chœur pour en révéler l'ar- chitecture , font rougeoyer l'autel ou bleuir les angelots en médaille selor les atmosphères guerrières ou amou- reuses de la musique.

    SPECTACLE TOTAL

    Dansés, éclairages s'associent égale- ment avec la musique dans le Combat- timento de Tancrède donné er deuxième partie de la soirée pour ur spectacle total. Cependant que Tan- crède et Clorinde dansent la bataille sous les feux colorés de rouges, de vert; et de bleus, la musique retentit dan; son style concitato assez agitée. Mais la voix du «testo» (récitant), fort bier tenue en l'occurrence par Alain Clé- ment , est ici très engagée, presque à rencontre des indications de Monte- verdi qui recommande de n'introduire ni coloratura ni trille («la voce de: testo dover à essere chiara, ferma et di bona pronuntia») pour précisémem

    Motus dans leurs costumes styli

    vocale et à la musique pour faire pas- ser l'horreur qu'avait Monteverdi de h guerre.

    L'IMPORTANCE DES SENS

    Cette version du Combattimento très minutieusement préparée, est as- sez novatrice. Concluant ou pas? Le; lumières sont indéniablement très ori- ginales, car créant parfois des ambian- ces baroques extraordinaires (avec de l'imagination on se représente la Salle des glaces du palais de Mantoue!) Mais d'un autre point de vue , elle; tiennent un peu d'un effet kitsch Quant aux danses très expressives de Da Motus, elles touchent fortemen par la représentation corporelle détail- lée du drame de la guerre. La musique dans son ensemble, perd cependant ur peu de relief dans ce contexte presque surchargé d'images et d'intentions C'est pourtant elle, la diversité de se; plans sonores (ceux-ci pourraient être plus diversifiés entre l'orchestre et le; voix), qui devrait être au centre di spectacle. Si l'on veut toucher fort, or doit se remémorer une vérité: c'est be et bien l'auditif qui se situe au somme de la pyramide des sens?

    BERNARD SANSONNEN; conserver une certaine distance au ré- cit. Ici, une intention prime: faire col- • Sa 20 h 45 Fribourg 1er le visuel et l'éclairage à la narration Eglise du collège Saint-Miche

    ECHECS

    Trois victoires pour Fribourg- Neuveville en ligue nationale B Lors de la dernière joute, la formation des «noir et blanc» t continué sur sa lancée et a dissipé les doutes.

    Trois matches, trois victoires pour Fri- bourg-Neuveville dans ce champion- nat suisse de LNB (fose). Un palmarè s éloquent dont peut rêver tout capi- taine d'équipe , dans la mesure où six matches seulement sont prévus au programme de la saison 1996. Mais la formation des «noir et blanc» allait- elle continuer sur sa lancée et inscrire au tableau une quatrième victoire , sa- medi passé, en son fief du restauram des Maréchaux , face à l'équipe ber- noise de Diagonal? La question se posait , attendu que les adversaires , au classement , figuraient en bonne pla- ce.

    FRIBOURGEOIS EN FORCE

    Le doute se dissipa bien vite vers la troisième heure de jeu déjà , lorsque les pièces lourdes des Fribourgeois inves- tirent en force les «Diagonal» bernoi - ses pour bouter hors des échiquier s

    qui les cavaliers , qui les fous... qui lei ours adversaires!

    VICTOIRE FACILEMENT ACQUISE

    Limités dans leurs actions, ils sau vèrent quand même leur honneur sui deux échiquiers où se conclut une paix , traduisez le match nul , ce qu donne finalement un résultat final de ' à 1 en faveur des maîtres du lieu. Un( victoire facilement acquise , qui ne de vrait pas laisser à penser que les deu> derniers matches se termineront de manière aussi éclatante.

    J. Kolly - Muheim ra. J. Edoecs - Zwa hlen 1-0. Y. Deschenaux - Winzeriec 1-0. A. Schneuwly-Ryf 1-0. F. Buchs Diosi 1-0. S. Cruceli - Bischoff 1-0. C Scheidegger - Fuchs Vi. P. Pauchard Geiser 1-0.

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    PROJET ICARAMA

    Le public est intéressé mais le financement reste incertain Le lancement du projet de musée interactif de l'aviation attire les curieux au restoroute. Pas (encore) les financiers!

    Pour la Gruyère, son tourisme et sa concurrencée par la NI!» Mais à renommée, le futur musée interactif Gruyères, on est conscient que la fu- de l'aviation Icarama est une chance à ture implantation d'Icarama sur l'aé- saisir! Argument que répètent à l'envi rodrome d'Epagny ne sera pas une fqr- tous les partenaires de ce projet , pré- malité financière. Car la fondation esl sente jusqu'à dimanche au restoroute décidée, pour l'instant, à «taper» le de la RN 12 à Avry-devant-Pont. Mais moins possible les collectivités publi- si le public a bien répondu , le finance- ques, qui auront déjà investi 12 mil- ment des quelque 7 millions reste un lions d'ici à 98 en Gruyère pour le: point d'interrogation. seules remontées mécaniques.

    Au stand Icarama, les certificats de L'opération de relations publiques donateurs ne partent pas comme des sur le site du restoroute de la RN 12 se petits pains. Les étudiants qui s'occu- poursuit jusqu 'à dimanche soir, entre pent de leur vente constatent que la 10 et 18 h. A noter particulièrement h quinzaine de certificats écoulés ont été démonstration du Superpuma des for acquis par des entreprises et par des ces aériennes suisses aujourd'hui e' passionnés d'aviation. Mais le public, demain dimanche à 15 h environ lui, ne semble pas prêt à débourser Quant aux avions anciens, leur pas cent francs pour la beauté du projet. A sage dans le ciel gruérien est prévi Gruyères, partenaire de la fondation entre 13 et 14